25 novembre 2007
Comment améliorer la situation du logement à Saint-Germain en Laye ?
Quelques propositions de Saint-Germain Solidaire
1.Réhabiliter certains habitats privés avec une aide au financement de travaux
Des opérations programmées d’amélioration de l’habitat (O.P.A.H.) doivent permettre à Saint Germain d’intervenir dans des quartiers ou zones anciennes qui comportent une part importante d’immeubles ou de logements anciens (plus de la moitié des logements de la commune a plus de 40 ans et un peu moins de 10 %, soit 1 144, ont au moins 75 ans).
Ces opérations programmées d’amélioration de l’habitat visent à la préservation et à l’amélioration du patrimoine privé par ces propriétaires. Sur une durée d’au moins cinq ans et dans certains périmètres déterminés par le conseil municipal, les propriétaires et les locataires bénéficieront :
- De conseils et services gratuits d’une cellule d’aide et d’orientation de la construction installée par la municipalité et chargée des actions suivantes : information sur l’opération, visite de l’immeuble, relogement pendant les travaux, conseils sur les travaux, recherche des aides financières, constitution des dossiers de demande de subvention.
- Des aides financières aux travaux. La municipalité peut voter les aides financières dont les bénéficiaires sont les propriétaires, bailleurs ou occupants, et les locataires de logements privés situés dans le secteur de l’O.P.A.H.
2.Prendre en compte des populations spécifiques (les jeunes, les étudiants, les handicapés, les sans-logis)
De nombreux jeunes éprouvent de grandes difficultés à se loger dans Saint-Germain-en-Laye. C’est pourquoi la Ville se doit d’engager un effort en faveur des jeunes en situation d’insertion professionnelle et sociale.
- La Ville de Saint-Germain doit participer à la création et à la rénovation de résidences de jeunes débutant dans la vie active et mettre à disposition des jeunes vivant hors de leur famille, mais aussi des personnes en difficulté, les équipements nécessaires à leur hébergement, leur restauration sur de brèves périodes. Le logement pourrait être prévu pour une durée maximum de douze mois renouvelable une seule fois.
- Saint Germain est proche de différents lieux étudiants (Campus de Versailles, Nanterre, Pôle Léonard de Vinci). Un effort doit être conduit dans notre Ville même en faveur du logement étudiants. Il est nécessaire de créer une résidence pour étudiants dans la Ville.
- Nous voulons mettre en place un dispositif financier destiné aux étudiants et mis en place dans le cadre de la remise sur le marché des logements vacants, permettant d’obtenir un bail de 10 mois, moyennant un loyer mensuel maximum de 13 à 15 € par m2 habitable.
3.Diversifier et accroître l’offre de logement social à prix modérés
La hausse des prix de l’immobilier et des loyers, le déficit de logements sociaux (2 816 résidences sur 18 050) engendrent des demandes particulièrement fortes à l’égard du parc locatif (qui, rappelons-le, est majoritaire à Saint-Germain : 54,66 % des Saint-Germanois sont locataires ou sous-locataires). Ces demandes sont accentuées par les évolutions observées dans le comportement des ménages : séparation, accroissement du nombre de personnes seules et des familles mono-parentales.
Face à ce constat, la production de logements sociaux locatifs, particulièrement de petite taille, doit être développée à Saint-Germain de manière significative pour permettre d’accueillir des ménages modestes et des catégories intermédiaires ainsi que des familles avec enfants.
Cette offre sur la Ville doit être développée sous toutes ses formes et en quantité suffisante (logements locatifs classiques, résidences pour jeunes …) de façon à répondre aux besoins de toutes les catégories de demandeurs. C’est bien cela qui est visé au travers de l’objectif de 20 % de logements sociaux à Saint-Germain en 20 ans fixé par la Loi SRU. Selon la Préfecture, la commune devra réaliser 489 logements d’ici 2022.
4.Mener une action foncière diversifiée dans la Ville
La Ville de Saint-Germain doit saisir toutes les opportunités foncières, pour créer des logements par constructions neuves ou réhabilitations lourdes d’immeubles, notamment au moyen du droit de préemption. Ce droit permet à la Ville de se porter acquéreur prioritaire d’un bien immobilier et doit s’exercer en vue de la réalisation d’une action d’intérêt général dont relève la mise en œuvre d’une politique locale de l’habitat.
Compte tenu du manque de terrains disponibles à Saint-Germain-en-Laye, la municipalité doit avoir également recours, pour développer le parc social, aux opérations d’acquisitions/améliorations d’immeubles existants, partiellement occupés, cédés par des institutionnels ou des compagnies d’assurances.
Les opérations portant sur des immeubles partiellement occupés permettent d’obtenir rapidement des logements disponibles pour les demandeurs de logements sociaux.
5.Mobiliser les logements vacants
Autre volet, la mobilisation des appartements vacants à Saint-Germain du parc privé. Il est absolument impératif de mettre en place des actions incitatives auprès des propriétaires en vue de la remise sur le marché à Saint-Germain en Laye de logements durablement vacants.
Pour inciter les propriétaires à mettre leurs biens en location, la Ville doit définir, au travers d’une convention, de leur présenter différentes aides (évaluation et diagnostic de travaux, aide au financement de travaux, conduite de travaux) et proposer des formules contractuelles accompagnées de garanties (paiement de loyers, aide à la gestion locative, relogement du locataire) dans la mesure où les loyers futurs pratiqués resteraient modérés.
6.Assurer la mixité sociale
Une répartition équilibrée du parc social dans Saint-Germain est tout à fait souhaitable pour assumer une mixité sociale et urbaine. Il est ainsi souhaitable d’associer, au sein d’un même programme immobilier, plusieurs catégories de logements : sociaux, intermédiaires ou libres. De plus, il est proposé de modifier le plan local d’urbanisme (PLU) pour imposer aux promoteurs privés de construire 25 % de tels logements dans les programmes d’au moins 800 m2 (exemple : sur un programme de 12 logements par un promoteur privé, 3 au minimum peuvent entrer dans la catégorie logement social)
C’est par une politique municipale véritable et active que l’on peut contribuer à faire de Saint-Germain une ville solidaire en matière de logement.
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